Quand j’en ai marre de tout.

assez

En ce moment, j’en ai marre. J’ai réussi à cumuler une autre rhinopharyngite à une surinfection et ça ne veut pas se calmer. Et bien évidemment, à force d’être sous antibiotiques, je commence à avoir mal au bide, notamment du côté du foie. Bonjour, les aigreurs d’estomac, les crampes et autres joyeuses douleurs ! Je ne suis plus motivée pour quoi que ce soit, j’ai mal au crâne dès que je reste fixée trop longtemps sur une activité, c’est super.

Ma mauvaise humeur aidant, j’ai commencé à en avoir marre de tout, à réaliser certaines choses, et à effectuer des changements dans la maison.

Déjà, j’ai commencé par me dire, la culpabilisation, ça suffit. Oui, je suis au chômage. Non, je ne suis pas vautrée comme une grosse merde sur le canapé toute la journée. Je n’ai même pas de canapé, on a pas la place dans l’appartement. Je fais mon « travail » (haha) de chercheuse d’emploi en répondant aux offres, y compris celles qui ne sont pas forcément dans mes critères, si on m’appelle je réponds, si je décroche un entretien j’y vais. J’avoue que je me permet aussi de recadrer les recruteurs qui fument la moquette niveau exigences ou qui essaient de négocier sur l’aménagement nécessaire pour mes handicaps. Un aménagement ne se négocie pas, point. C’est d’ailleurs pour cela qu’il existe des indemnités pour les entreprises qui embauchent des travailleurs sous RQTH.

D’ailleurs, à propos de chômage, j’ai envie de balancer quelques trucs, car j’en ai juste ras le bol de voir sur les réseaux sociaux une haine des chômeurs s’amplifier sur le dos des gilets jaunes. Je lis de partout que les gilets jaunes ne peuvent qu’être chômeurs pour emmerder leur monde comme ça, tout casser, etc.

Alors :

  1. Merci de ne pas confondre gilets jaunes et casseurs. Certains gilets jaunes sont sûrement de gros cons venus pour foutre la merde, tout comme certains CRS n’ont choisi ce métier que pour taper sur les autres. Ce sont des exceptions qui ne représentent pas le mouvement ni le métier. Et puis, comme l’a si bien tweeté Pamela Anderson, la violence de ces derniers temps n’est qu’une réponse à la violence sociale que l’on subit depuis l’élection de Jupiter.
  2. Ce n’est pas parce qu’on est chômeur que l’on a pas le droit de s’exprimer et que l’on doit tout encaisser sans protester. Au chômage, on connaît aussi la précarité, les jobs pourris qui coûtent plus qu’ils ne rapportent car on nous oblige à les prendre pour « prouver notre bonne foi ». Chômage ne veut pas dire se laisser museler. On a aussi le droit de s’exprimer.
  3. Les chômeurs ne sont pas responsables de votre vie misérable. Si vous êtes mal payé, harcelé, frustré dans votre vie pro, ce n’est pas la faute du chômeur. C’est incroyable, hein ?
  4. Si vous idéalisez tant le RSA, rien ne vous empêche de démissionner pour aller pointer à Pôle Emploi. Un chômeur prendra votre place pendant que vous pourrez « partir en vacances plusieurs fois par mois » (oui oui j’ai vraiment lu ça, avec une vingtaine de personnes qui approuvaient, j’étais sciée).
  5. On râle sur les chômeurs, mais en attendant, le chômeur, il va faire ses courses dans le magasin où travaille ta sœur. Sans lui et ses potes, ta sœur, elle n’aurait pas de travail. Il va se faire couper les tifs dans le salon de ton cousin, qui sans lui, n’aurait pas de travail non plus. Parfois il va se faire un petit plaisir dans le bar-tabac de ton père, va rencontrer ton frère, conseiller bancaire, ou ta meilleure amie qui travaille à Pôle Emploi. Oui oui, en consommant, les chômeurs créent de l’emploi. Et vu le faible montant du RSA, par rapport aux gens qui touchent beaucoup, ils reversent quasi la totalité de leurs revenus dans l’économie. Alors râler sur les chômeurs alors que eux aussi participent à l’effort collectif, c’est gonflé.

Bref, j’ai déjà dit et redit la même chose sur ce blog, mais merde, ça m’énerve de voir que les gens voudraient balancer tous les chômeurs dans des kolkhozes et leur interdire de dire ou faire quoi que ce soit, alors que sans eux ce n’est pas dit qu’ils auraient encore leur emploi. Eux ou leur famille, leurs amis… il n’y a pas que les travailleurs qui consomment et participent à l’effort collectif. Il n’y a pas que les travailleurs qui subissent le coût de la vie en France et en Navarre.

Revenons à nos moutons ! En arrêtant de culpabiliser sur mon chômage, j’ai aussi changé quelques trucs à la maison. Jusqu’ici, c’est moi qui assumais la totalité des corvées. Mon homme ne mettait quasiment jamais la main à la pâte, même en vacances. J’essayais de compenser mon chômage en assumant tout dans la maison.

Sauf qu’au fil des années… ça a commencé à me peser. Il faut penser à tout, et mes fuites de mémoire se faisant de plus en plus fortes, j’ai commencé à me prendre des réflexions. « Tu n’as pas fait ci, tu n’as pas pensé à ça, tu n’as pas lavé ça, oh la douche est sale ». Et moi, j’ai laissé ça s’installer, comme une grosse merde, je suis devenue la bonniche. Plus maintenant. J’ai fini par lui dire que s’il n’était pas content, il pouvait participer, aussi. Il a vu passer la BD d’Emma sur la charge mentale mais pour lui, il n’était pas concerné puisque j’avais choisi cette injuste répartition des corvées. Parce que j’étais au chômage et pas lui.

Mais moi, penser à tout, je n’en peux plus. Tout faire, j’en ai marre. Et encore plus, me bouffer des réflexions quand je ne fais pas quelque chose ou que j’oublie un truc, ce n’est plus acceptable. Je suis sa copine, pas sa bonne, pas sa mère. Il a râlé un peu au début, habitué depuis des années à ce que je fasse tout, mais il s’est bien adapté et maintenant il prend l’aspirateur avant même que je suggère qu’il faudrait le passer.

Je gère encore la majorité des corvées, mais je ne gère plus tout et il ne me fait plus de réflexions.

Vous allez rire, mais je dors beaucoup mieux depuis que je n’ai plus besoin de penser à tout.

Enfin, j’ai aussi décidé d’exiger du respect. Mon homme est bipolaire, et dans ses périodes « sans » il a tendance à m’envoyer chier, carrément m’insulter, me traiter comme si j’étais quantité négligeable et faire exprès d’appuyer là où ça fait mal. Et moi je fermais les yeux en me disant que ce n’était pas lui, mais la maladie.

bipolaire

Oui, en partie, c’est la maladie. Sauf que j’en ai marre de me laisser écraser. Je ne suis pas quantité négligeable et ces dernières semaines, son « dark side » comme je l’appelle, l’apprend à ses dépends. Maintenant je réponds, je recadre. Je joue avec le feu car contrarié dans sa mauvaise période, il peut être dangereux. Je fais attention de ne pas aller trop loin ou d’avoir de quoi me défendre à proximité, mais maintenant je ne me laisse plus faire. Je mérite le respect, y compris d’un malade. Son dark side devra composer avec moi, que ça lui plaise ou non. Si ce n’est pas possible, il faudra prendre des mesures. Il refuse de se faire soigner, mais moi, je refuse de me faire écraser. Ce n’est plus possible, je perds toute estime de moi-même lorsque je me laisse faire.

Bref, j’essaie d’aller mieux, du moins physiquement parlant, parce que cette période de fêtes a tendance à me déprimer. J’essaie de profiter de la « magie » mais j’ai du mal à voir la magie quand le moindre petit plaisir se voit suivi d’une période de panique en regardant mon compte bancaire.

J’aimerais tellement trouver enfin un foutu travail fixe. Ou au moins un CDD longue durée pour me refaire une épargne. Mais il y a de moins en moins d’offres intéressantes sur les sites de recherche d’emploi, et quand on m’appelle, ce sont pour des arnaques aka truc pyramidal ou carrément tentative d’escroquerie au blanchiment d’argent ou aux faux chèques (vous les encaissez, on vous demande de reverser aussitôt mais en fait le chèque est en bois et vous avez perdu votre argent).

Et puis j’en ai marre de me casser le cul pour mes candidatures pour n’avoir aucune réponse, pas même un mail automatique.

Je crois que j’en ai marre de tout, en fait. J’essaie d’apaiser mon esprit, de me détendre, mais en fait, tout ce que j’encaisse depuis des années ressort. Peut-être que je me sentirai plus sereine après. Là je suis surtout en train de me dire que chômeuse et handicapée, je n’ai rien pour moi. Je ne vois plus mes qualités. Juste mon statut.

calm down

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Les états d’esprit du vendredi #21

Oh bon ça va, la journée n’est pas encore finie, il est encore temps pour les états d’esprit de Zenopia et ThePostman !

Fatigue : En ce moment je me réveille fatiguée, je ne sais pas si c’est l’hiver ou si c’est juste que je sature mentalement.

Humeur : Je me suis levée du pied gauche.

Estomac : De la compote Ethiquable ❤ c’est booooon ❤

Condition physique : C’est pas vraiment la forme, même si j’ai connu pire.

Esprit : Il sature. Plein de pensées parasites.

Boulot : On m’a appelée pour un « boulot » ce matin. Déjà que le type avait une voix hyper agressive, mais quand il a commencé à me dire que j’allais me pogner 3h de transport par jour (et ce si le RER A ne déconne pas, ce qui est peu probable), que le Navigo n’était pas pris en charge à 50% comme veut l’usage et qu’il n’y a aucune prime ni rien, tout ça pour un 20h réparti 6j/7 avec « sûrement des heures supplémentaires non payées » j’ai fini par l’envoyer chier.

Culture : J’ai fini Grace and Fury de Tracy Banghart et j’ai bien aimé ! L’histoire n’est pas d’une grande originalité mais je l’ai trouvée bien goupillée malgré tout, et la plume a un côté addictif. Chouette découverte 🙂

Penser à :

Avis perso : Les recruteurs ne se font pas chier quand même.

Loulou -chat- : Elle a refait une crise de vomissements. Mais elle va mieux et a même apprécié une nouvelle pâtée que j’ai voulu lui faire tester.

Message perso : Merci pour les adresses

Amitiés :

Love :

Sorties :

Essentiel : Finir de récurer la salle de bains. Relou à quel point l’humidité fait des ravages et vite.

Courses : Il faudrait que je rachète des fruits.

Envie de : J’ai envie de marrons glacés, mais je dois résister !

Musique :

Photo :

Hélia banane

Mon bébé ❤

Un de mes soucis en entretien : le regard fuyant

regard fuyant.jpg

Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été incapable de regarder quelqu’un en face lors d’une conversation. Je ne supporte pas le regard des autres et donc, lorsque je parle à quelqu’un, j’évite le contact visuel, je regarde le mur, le bureau, mes mains, bref, tout ce qui n’est pas les yeux de la personne.

J’ai une petite idée d’où me vient cette attitude, c’est sûrement un petit micmac du quartier dans lequel j’ai grandi et où il fallait vraiment éviter de croiser le regard des racailles, même par accident, sinon je me faisais interpeller, insulter, voire pire. Il y a aussi bien évidemment le harcèlement scolaire, j’évitais un maximum le contact visuel pour que les gens ne soient pas tentés de me remarquer et venir m’embêter.

Cependant, en grandissant, ces deux « menaces » se sont évaporées mais j’ai gardé cette attitude fuyante. Et n’importe quel psychologue de comptoir vous dira, en bombant le torse, qu’une personne au regard fuyant est une personne hypocrite, pas fiable, voir carrément mythomane.

C’est donc évidemment quelque chose qui me pose énormément problème en entretien d’embauche.

Regarder quelqu’un dans les yeux me rend mal à l’aise à un point que vous ne pouvez imaginer, vraiment. Je n’y arrive pas. J’essaie de me forcer mais en quelques secondes j’ai envie d’aller me planquer. En fait, je me rend compte que je n’arrive à soutenir le regard de quelqu’un que lorsque je suis en colère ou que je me sens en danger. Sinon, je ne peux juste pas.

En entretien, j’essaie de trouver des parades, comme regarder quelqu’un entre les yeux ou regarder ses sourcils, ça ne fait pas grande différence pour la personne en face et moi ça me permet d’essayer de faire illusion. Mais même comme ça, il y a quelque chose qui ne va pas. Et ce, même avec les amis ou les gens avec qui je suis à l’aise.

Nous savons tous qu’il y a une grosse part d’hypocrisie en en entretien d’embauche, mais je ne pense pas que mon incapacité à regarder les gens en face y soit attribuable. On l’est tous, dans ces moments-là (à moins de vraiment être tombé sur le job de rêve). Le problème, c’est que moi, du coup, je passe pour une grooooosse hypocrite en entretien à cause de ça et je ne serais pas étonnée que ça m’ait fermé des portes. Je me souviens de plusieurs remarques comme quoi « vous n’avez pas l’air à l’aise mademoiselle ». Dans ces moments là j’essaie de louvoyer en me faisant passer pour timide, mais j’imagine que les gens ne sont pas dupes non plus.

Je m’entraîne régulièrement avec mon homme pour faire face à ce problème, mais c’est instinctif, mon regard va fuir de lui-même, c’est à peine si je contrôle la chose. Il m’engueule d’ailleurs régulièrement à ce sujet car selon lui ça donne l’impression que je ne suis pas sûre de moi. D’un autre côté, après tant d’années de chômage, de refus et d’échecs, comment voulez-vous que je sois sûre de moi ?

Le plus frustrant, c’est quelque chose dont je suis consciente. Mais j’ai du mal à me concentrer en entretien : je dois à la fois faire attention à mon regard que je contrôle à peine et faire attention aux questions du recruteur, à ses paroles au cas ou il me demande de répéter… c’est un peu comme être à deux endroits à la fois. Et souvent je prends le pli de me concentrer sur l’entretien et non sur mes yeux, qui, évidemment, en profitent pour fuir.

C’est quelque chose qui m’avait été reproché en atelier pôle emploi aussi. On m’avait dit que mon érudition se sentait mais qu’il fallait vraiment que je fasse attention à mon regard et à ne pas baisser la tête, car ça contrebalance toutes mes qualités et c’est même éliminatoire pour certains RH. C’est d’autant plus éliminatoire si je postule à un job nécessitant du contact humain. Ce qui est souvent le cas dans les jobs alimentaires.

C’est d’autant plus étrange que je suis sûre de mes capacités lorsque je postule à un job. Ce n’est même pas une question de manque de confiance. Je sais que je suis capable de tenir un job non-qualifié. Mais je ne saurais pas dire, regarder quelqu’un dans les yeux, ou en face, m’angoisse. Mais terriblement. Quand je me force, je ressens immédiatement mon ventre se contracter et il commence à faire des borborygmes. En fait, c’est énergivore, de me forcer à regarder les gens lorsque je leur parle. Je me sens toujours vidée et angoissée après un entretien.

C’est aussi d’autant plus étrange que je devrais être plus à l’aise au téléphone, alors que c’est pire. Pourtant, je n’ai pas le contact visuel.

Un jour, il faudra que je trouve un bon psy pour parler de tout ça. Mais quelque chose me rebute. Je n’aime pas le principe même de ce métier, quelqu’un qui est payé pour écouter. Mais ça pourrait éventuellement faire taire ma mère qui pense que je suis une autiste non-diagnostiquée et attribue tous mes problèmes à ça. Elle se gave trop d’émissions, je ne pense pas que mon souci soit de cet ordre. Je ne sais pas. Mais si je veux avancer un jour, il faudra bien que je voie quelqu’un.

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Les états d’esprit du vendredi #20

Et encore une semaine de passée, j’avoue que de mon côté je l’ai bien vue défiler. C’est le rendez-vous de Zenopia et ThePostman.

Fatigue : Étrangement ça va mieux depuis que je mets mon réveil au lieu de me laisser végéter au chaud sous la couette.

Humeur : Je suis assez impatiente.

Estomac : Quelque chose qui n’est absolument pas anti-inflammatoire et qui me donne déjà des crampes au ventre. Mais qui est tellement bon T_T

Condition physique : Hormis le mal au bide à cause de mon repas, ça va.

Esprit : Essaie de se tourner vers l’avenir mais a du mal.

Boulot : J’ai mon diplôme ! 12.88 de moyenne, je suis très mal classée par rapport au reste de la classe et ça me frustre, mais compte tenu de l’état déplorable dans lequel j’étais le jour de l’examen (la semaine même) je trouve que je m’en suis bien tirée. J’ai sauvé les meubles et c’est l’essentiel.

Culture : Je continue la nouvelle saison d’Outlander, et… j’ai craqué dans une librairie en explosant un budget que je n’avais pas : j’ai acheté le préquel du Trône de Fer de George R.R. Martin ainsi que l’édition illustrée du tome 1 de Phobos. La fin du mois va être difficile, mais je n’ai qu’à pas être faible.

Penser à : Relancer certaines entreprises. Même si on sait tous que la relance ne sert pas à grand chose.

Avis Perso : C’est quand même difficile de faire de la recherche scientifique dans le domaine de la naturopathie, surtout quand les spécialistes ne répondent pas. J’ai écrit à deux magasines scientifiques (dont un anglais) et deux centres de recherche, pour le moment aucune réponse. Ils n’ont peut-être pas que ça à faire je me doute, mais c’est vrai que je n’ai pas tellement envie d’écrire à l’aveuglette sans avoir ne serait-ce qu’une petite confirmation de mes recherches.

Loulou -chat- : Elle s’est remise à vomir. Pourtant elle est guérie, ce n’était donc pas son inflammation du pancréas qui lui provoquait ça. J’ai téléphoné au vétérinaire qui m’a dit que c’était probablement chronique, mais il va interroger des confrères pour savoir si l’un d’eux n’a pas une idée ou un cas similaire.

Message perso : T’inquiète que dès que j’aurai les moyens d’acheter le jeu je te pulvériserai, alors ne fais pas ton malin n_n

Amitié : Me fait rager avec un jeu è_é

Love : Est aussi inquiet que moi pour le chachat.

Sorties : On a voulu aller au centre commercial de Parly 2 hier pour se faire une idée du prix et de la qualité de rideaux occultants et isolants, puis on a laissé tomber après 45 minutes d’attente dans le froid. C’est qui déjà qui était venu me faire la leçon sur le blog comme quoi j’exagérais et que le 78 c’est bien desservi ?

Essentiel : Peut-être prévoir d’autres articles sur le blog naturo en attendant qu’on me réponde. ^^’

Courses : DES BANANES

Envie de : Qu’on réponde à mes demandes d’infos, de m’acheter quelques livres pour le blog aussi, ainsi que tester une gamme de produits de la ruche français mais un peu chers. Mais les produits de la ruche pour passer l’hiver je trouve ça top. Bon j’avais qu’à pas m’acheter de livres passion aussi tiens xD #gestiondebudgetdéplorable #metapezpaslefiscsvp

Musique :

Photo :

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Mon homme a construit ce petit chalet au chat en recyclant un vieux meuble en bois qu’on a démonté… vous voyez d’ailleurs le reste sur la gauche, on ne sait pas encore ce qu’on va en faire x)

Wishlist des fêtes

J’ai beau vouloir me calmer niveau consommation, pour être en accord avec mes convictions écologiques, je ne peux pas m’empêcher de souhaiter certaines choses, forcément, car je suis humaine ! C’est normal de finir par être tentée avec le matraquage médiatique que l’on subit sur les réseaux pendant les fêtes.

Le calendrier de l’avent du Palais des Thés

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Alors j’ai 35 millions de sachets de thé chez moi, glanés dans des box, offerts ou achetés (et pas toujours bons), mais bah ce calendrier de l’avent me tente. Parce que mes thés préférés viennent de cette boutique et que je sais qu’il ne me décevra pas, probablement ! Celui-là c’est vraiment parce que je suis faible, parce que je n’en ai pas besoin.

Du matériel pour apprendre le tricot

kit tricot

Pour l’année 2018, je m’étais lancé le défi secret d’apprendre une activité artistique. Je vous l’ai déjà écrit, je ne sais rien faire de mes dix doigts, alors je me suis découragée. Mais depuis quelques mois j’ai une envie folle d’apprendre le tricot. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis sûre que je pourrais y arriver. Mes les kits spécialisés pour débutants sont souvent hors de prix, du coup il faudrait que je me trouve du matériel (qui reste dans mon éthique, donc de la laine synthétique ou issue d’élevages respectueux) et des patrons gratuits. Mais j’ai vraiment envie d’essayer. Même un kit pour enfant me conviendrait, il faudrait que je me renseigne, mais ça doit exister, un truc du genre « le tricot pour les pas-doués ».

Une box livres

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Oui oui, je sais, j’ai renoncé aux box livres parce que dans l’ensemble à part les livres, il n’y a pas grand chose qui m’intéresse. Mais pour le mois de décembre la box Mille et un livres propose une box qui non seulement contient Destiny, de  Cecelia Ahern, saga qui me tente depuis un moment, mais en plus des goodies issus des sagas Harry Potter, Narnia et les Chroniques Lunaires, que j’adore ! Je ne peux pas ne pas la prendre, je suis faible.

Un tapis d’acupression/massage

shantimat

J’ai eu l’occasion de tester ce type de produit lorsque j’effectuais mon stage en boutique spécialisée, et si le concept ne m’inspirait pas confiance de base, j’ai finalement été convaincue. Un tapis d’acupression pourrait être utile pour moi mais aussi pour mon homme et ses douleurs au dos. Mais un tapis de qualité et de fabrication française (éthique toujours) c’est cher. Après je peux toujours en avoir un pas cher fabriqué à l’autre bout du monde, mais la qualité ne sera sûrement pas la même. Je verrai bien.

Des livres

Eh oui, des livres ! Mine de rien je manque d’informations pour pas mal de projets d’articles sur mon blog de naturopathie et j’aimerais bien acheter certains bouquins. Sauf qu’un livre, plus un autre, plus un autre, ça coûte cher ! Je m’en prendrai sûrement quelques uns si je reçois des étrennes, sinon on verra !

Un appareil photo

J’aimerais bien avoir de quoi mettre en valeur certains produits type zéro déchet que j’ai déjà achetés pour les mettre en avant sur mon blog (par exemple les éponges lavables que j’ai depuis plus d’un an et qui sont encore nickel), sauf que mon seul appareil c’est celui de mon téléphone, et l’appareil de mon homme est un petit truc à 20 balles acheté en 2005, donc on a pas vraiment de quoi faire de belles photos qui font envie. Encore moins de par le fait que mon appartement est sombre quelle que soit l’heure, c’est donc hyper difficile de faire de beaux rendus. Il me faudrait un appareil pas hors de prix mais pas dégueu non plus, et que j’achète des fonds de décor à mettre par exemple à côté de la fenêtre, pour essayer de profiter du peu de luminosité que j’ai en début d’après-midi… c’est clair que je ne m’achèterai pas un appareil de fou à plus de 100 euros, mais un petit qui fait le taf et permet de numériser ce serait déjà pas mal du tout ! J’étais douée pour la photo à une époque… jusqu’à ce que je me fasse voler mon appareil u_u

Du matériel d’aquarelle

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Oui, même si je suis nulle en dessin, j’aimerais bien avoir un petit kit pour ne serait-ce qu’essayer. Même si le rendu est laid, mine de rien, peindre, ça détend. Même si la détente risque fort d’être gâchée par ma frustration d’être incapable de faire un truc joli, j’avoue !

Je ne demande pas un truc de fou, même un kit pour mômes, ça fait le taf. Juste pour essayer. Bon quand même pas de la vieille gouache du supermarché non plus, ça va trop me rappeler l’école :’)

Si j’avais les sous j’investirais carrément dans la formation du CNFDI.

Bref, c’est déjà pas mal, j’aime bien faire de petites listes comme ça. Au moins j’ai une idée de mes priorités pour mes prochains achats loisirs !

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Une confession délicate : les hallucinations

Sur ce blog, je me suis beaucoup (trop) confiée. J’ai parlé de bon nombre de mes traumatismes datant de l’enfance et de l’adolescence, ainsi que de quelques conséquences.

Je n’ai pas tout dit, évidemment. Que ce soit au niveau de ce que j’ai pu subir ou au niveau de ce qui m’affecte encore aujourd’hui.

Je n’ai pas l’intention de continuer à évacuer mon passé, mes articles sur le handicap et le harcèlement scolaire ont déjà remué énormément de négatif en moi, et je ne m’en suis pas entièrement remise. En ce moment c’est comme si mes émotions anesthésiées depuis des années remontaient et, pour moi qui avais appris à vivre sans, c’est difficile. Je n’ai pas l’habitude de gérer mes émotions, juste l’habitude de laisser couler en en ayant rien à foutre.

Cet article là, j’ai voulu l’écrire il y a quelques mois, mais j’ai renoncé. Je pense que ce n’était pas le moment. Et puis là, je me suis dit que j’avais envie de finir l’année en parlant de ce problème. Parler permet de guérir, parfois.

Donc voilà. Je le dis. Je l’écris. Je suis victime d’hallucinations auditives et olfactives depuis que je suis petite.

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Ces hallucinations ont commencé assez tôt, à l’époque où je vivais chez mon oncle. J’avais développé une telle terreur de cet homme que je me suis mise à entendre ses pas et ses cris alors qu’il ne se passait rien. J’entendais même parfois le bruit des lanières du martinet qui claquaient, alors que j’étais dans mon lit, seule. Ma peau chauffait comme si j’avais été frappée alors que non. Comme si mon esprit me faisait subir en continu ce qui me terrorisait, sans me laisser de répit.

Et puis ma mère a pu me reprendre. J’étais loin de mon oncle, mais il m’arrivait encore de l’entendre, dans ma tête. Les hallucinations se sont espacées, mais étaient encore présentes. De plus, elles se sont diversifiées, car entre temps, d’autres traumatismes sont venus se greffer.

Ce sont souvent les mêmes bruits : des pas, des objets, des cris. Je suis capable de les reconnaître, je sais que ce n’est pas réel, mais quand d’un coup, en pleine nuit, vous entendez des cris dans votre tête… ça vous réveille comme si quelqu’un hurlait dans vos oreilles. Oui, mes insomnies ont commencé TRÈS tôt. Et quand vous êtes à moitié endormi, que vous entendez ses cris alors que vous étiez en plein rêve, il vous faut de loooongues minutes de terreur à vous demander ce qui se passe avant de réaliser que ce sont encore ces foutues hallucinations. Je peux vous dire qu’entendre le rire sadique de mon oncle en pleine nuit, distinctement, comme s’il était à côté de moi, ça fout les chocottes, vraiment.

A l’époque, j’en ai parlé à la psy qui me suivait, mais c’était une psy qui passait son temps à appeler l’horloge parlante dès que j’alignais deux mots, et je n’ai jamais pu lui parler sérieusement. Très vite je faisais tout pour ne pas aller la voir et quand j’y étais, je ne faisais que dessiner des cochons d’Inde, parce que je savais que ça ne servait à rien de lui dire quoi que ce soit. Bien la psy. Par deux fois, j’ai malgré tout essayé de lui en parler, mais ça n’a pas semblé l’inquiéter. L’horloge parlante la préoccupait beaucoup plus. C’est elle qui aurait dû consulter.

J’ai donc continué à vivre avec des hallucinations, pas bien méchantes hormis une bonne honte quand j’en sursaute en public ou un manque de concentration en classe.

Les hallucinations olfactives sont beaucoup plus rares et bien moins gênantes : déjà parce que comme je n’ai quasiment pas d’odorat à cause de ma maladie, je sais d’emblée que si je sens une odeur aussi distincte, c’est qu’elle n’est pas réelle. De plus, hormis l’odeur du cuir (les lanières…) que je ne supporte pas et celle de la lavande qui me donne la nausée, ces odeurs ne sont pas mauvaises. Elles ont juste leur signification, leur lien avec mon passé. Si elles surgissent n’importe quand, ce n’est pas bien grave. Je ne sais pas pourquoi elles débarquent mais… elles sont là. Je vis avec.

J’en ai reparlé par la suite, bien des années plus tard, avec la psy de la MDPH. Cependant, elle n’a pas semblé me croire puisqu’elle m’a répondu que je n’avais pas besoin de m’inventer des pathologies pour me faire renouveler mon AAH. Je crois que j’ai un sérieux problème avec les psys.

Du coup, je vis toujours avec. Mon homme s’y est habitué. Souvent quand il me voit sursauter, il lève à peine le nez de son écran et me dit « ce n’est pas réel, calme toi ». Certes, ce n’est pas réel. Mais sur le coup c’est souvent assez flippant (je ne suis pas cardiaque, tant mieux). Heureusement, ça n’a jamais été jusqu’aux voix qui me disent de tout cramer. Mes hallucinations auditives ont TOUJOURS un lien avec ce qui a pu m’arriver. Malheureusement, c’est le genre de souci qui m’empêche de guérir totalement, puisqu’il fait remonter à la surface des choses que je préfèrerais laisser enfouies pour mieux avancer.

Je ne pourrai jamais réparer ce qui a été fait, et je ne sais pas pourquoi mon esprit s’amuse à me faire ressasser comme ça. D’autant plus quand ça arrive au mauvais moment. Oui, ça m’est déjà arrivé d’entendre hurler dans ma tête en plein entretien d’embauche. Imaginez ma tronche et surtout celle du recruteur qui ne comprend pas pourquoi je me décompose d’un coup lorsqu’il me parle de la vie dans l’entreprise.

Je ne demande pas mieux que d’évoluer, de laisser mon passé derrière moi. Mais je ne maîtrise absolument pas ce phénomène et je ne sais même pas comment le stopper. Je n’ai pas envie de me retrouver à me gaver de médicaments, je suis sûre que je suis la clé de tout ça, mais je suis un peu perdue. Je ne maîtrise rien. Ce n’est pas le symptôme le plus pénible au monde (ne serait-ce que parce qu’il ne se voit pas, je passe juste pour un peu folle quand je sursaute en public) mais il entraîne des reviviscences dont je me passerais. Parce que ces reviviscences m’empêchent de renaître en laissant tout ça derrière moi.

Avez-vous déjà eu des symptômes post-traumatiques gênants ? Si oui, comment vous en êtes-vous débarrassés ?

Les états d’esprit du vendredi #19

C’est vendredi jour (enfin moi je commence alors qu’il fait déjà nuit, je suis une thug) des états d’esprit avec Zenopia et ThePostman.

Fatigue : Comme d’habitude quand mes règles arrivent, mon énergie, elle, fout le camp.

Humeur : Je me sens lasse, mais j’imagine que les hormones jouent.

Estomac : Beaucoup de choses, j’ai fait le siphon à bouffe aujourd’hui :3

Condition physique : Courbaturée

Esprit : Préoccupé

Boulot : Cette semaine j’ai été contactée pour trois formations, un nombre incalculable d’arnaques et une erreur. Mais pas pour un boulot, malheureusement.

Culture : J’ai fini The Haunting of Hill House, la fin était prévisible. J’ai aussi regardé Outlaw King et je me suis outrée de voir Duncan Lacroix (Murtagh dans Outlander) affublé d’une coiffure de Spock. C’était littéralement Spock avec une barbe. J’aurais pu pleurer.

Penser à : Mes EFR la semaine prochaine…

Avis perso : Je me demande s’il est encore possible de changer les choses. De dégager les pourritures qui nous gouvernent, de faire changer les mentalités. Quand je vois la stupidité de certaines personnes, je me demande, franchement.

Loulou -chat- : Elle est guérie ! On a été faire les vérifications chez le vétérinaire et elle n’a plus rien. Je regrette juste d’avoir dépensé autant chez l’ancienne vétérinaire qui ne foutait rien, facturait la moindre palpation hyper cher et essayait de me refiler ses croquettes au lieu de la soigner. On aurait eu moins de frais vétérinaires sans ça.

Message perso : Toi aussi tu aimes les lapinous ?

Amitié : –

Love : Il m’a acheté un manteau pour remplacer celui qui était cassé :3

Sorties : Rien.

Essentiel : Ma santé.

Courses : Des fruits, surtout des bananes, et quelques farines sans gluten pour reposer mon bidou.

Envie de : J’ai une de ces envies de lasagnes, tout de suite là maintenant ! *_*

Musique :

Photo :

chacureuil