Et la vie continue

J’ai de petites choses à dire, en vrac. Rien de bien passionnant puisque forcément, ma vie est un peu au point mort.

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J’ai traversé une grosse période dépressive. Je n’en ai pas trop parlé parce que ce n’est pas bien important. C’est juste que des choses me pèsent de plus en plus. Et moi qui aime donner une impression de force, je me suis juste laissée bouffer. J’ai laissé cette dépression prendre le dessus sur ma volonté de me tirer d’affaire, et j’ai fait une croix sur presque tout.

J’ai baissé les bras.

Je n’ai pas été voir de médecin ou de psychologue. Pourquoi ? C’est assez difficile de le décrire mais quand on a une maladie psychologique, on ne s’en rend pas forcément compte de suite. Au début, je me suis dit que c’était juste une petite déprime passagère. Et puis ensuite ma volonté a foutu le camp et je n’ai plus eu envie de faire quoi que ce soit.

Je me suis laissée aller, ce qui a d’ailleurs beaucoup agacé mon homme. C’est quelqu’un qui aime les gens avec du caractère, donc le fait de me voir m’enfoncer dans une spirale infernale lui a surtout donné le champ libre pour laisser éclater son mépris. On s’est beaucoup disputés, du coup.

Et ces disputes m’ont aidée à remonter un peu la pente, car elles m’ont rendu ma combativité. Je n’aime pas qu’on me traite comme un chien. D’autant plus qu’il a encore du mal à se faire à l’idée que je ne veuille plus être la bonniche de la maison. Encore ce matin, il est venu me râler dessus parce qu’aucune de ses chemises de travail n’était propre. Je lui ai foncé dans le lard pour lui signaler que déjà il peut faire ses lessives, et ensuite il ne met jamais ses affaires dans le panier à linge sale, il les laisse s’accumuler et moi je suis censée être devin. Il a souri. Il aime me pousser dans mes retranchements pour que je montre les dents. Je ne suis pas fan de la méthode, mais au moins c’est efficace.

J’ai aussi décidé de commencer à gribouiller. Gribouiller, c’est le mot. Mon projet de BD sur le handicap invisible et le chômage continue de me trotter dans la tête et prend de plus en plus d’ampleur. Mais mon gros problème, c’est que je ne progresse pas d’un iota au niveau du dessin. J’ai suivi des tutos sur Youtube, j’ai acheté un petit livre très bien foutu dont j’ai aussi suivi la méthode, mais… ben au bout d’un moment il faut admettre que je n’ai pas l’ombre d’un talent.

Et ça me coûte de l’admettre. J’ai diverses solutions qui s’offrent à moi :

  • Faire appel à une artiste, mais mine de rien ça coûte des sous, d’autant plus que je ne veux pas la payer au lance-pierres.
  • Dessiner ma BD quand même, mais du coup, ben ce sera moche.
  • Piquer l’idée d’une ancienne artiste que je suivais, et qui ne poste plus aujourd’hui. Elle faisait des petites BDs en ne dessinant que les yeux des personnages. Et les yeux, ça, j’arrive à les dessiner. Mais le souci c’est que la moitié des scènes prévues passent à la trappe, car je ne vois pas trop comment les dessiner avec juste les yeux (par exemple la scène où le médecin-conseil me laisse convulser par terre en me disant que je simule). Mais c’est une idée pour un début. Cependant je me sentirais mal de lui piquer son idée.

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Au niveau de l’emploi, je n’ai pas vu de progrès. Il y a un certain nombre d’offres en ce moment, mais j’ai beau postuler, je n’ai pas de réponse. A part, parfois, des RH à la curiosité malsaine qui veulent tout savoir sur mon handicap, des consultants qui me veulent dans leur base de données inutile, et des escrocs qui n’ont rien de mieux à faire que récupérer mes données pour m’appeler à n’importe quelle heure, avec un accent à couper au couteau, en m’assurant que leur offre n’est pas de l’arnaque. C’est ça. Je suis chômeuse, pas conne.

J’attends aussi le retour du beau temps pour pouvoir enfin prendre des photos de produits dont je souhaite parler, ou de livres, mais le soleil se fait désirer. L’appareil photo de mon homme a rendu l’âme, il ne me reste que mon téléphone, du coup même avec du soleil la qualité sera très limitée. Mais au moins je pourrai montrer ce que je veux !

Si vous avez des noms de modèles d’appareil photos pas trop chers mais qui prennent des photos correctes, je veux bien ! Je vais mettre un peu de côté pour en prendre un avant la fin de l’année. Ou même si éventuellement vous vendez un vieux modèle d’occasion mais toujours fonctionnel (avec mode d’emploi par contre parce que je suis une sombre buse).

Hélia a recommencé ses vomissements. Pas avec la même fréquence qu’avant, mais au moins une fois par semaine elle vomit plusieurs fois dans la même journée. Et je suis incapable de dire pourquoi. Le vétérinaire m’assure que c’est normal, que les chats sont « des animaux vomisseurs », mais déjà elle ne fait ça que depuis l’été 2018 et ensuite j’ai déjà eu l’occasion de voir défiler des chats, et aucun ne m’a jamais fait ça. Des vomissements pour évacuer les boules de poils, oui, mais des crises de vomissements de bile, non. Et le truc, c’est qu’on a épuisé le vivier de vétérinaires du coin pour tenter un nouvel avis.

Je devais aussi écrire un article pour un journal en ligne, sur la recherche d’emploi avec un handicap, mais le journaliste qui m’avait contactée sur twitter et qui devait revenir vers moi après avoir consulté sa rédaction ne me donne plus de nouvelles. Il faut croire que ça ne ferait pas vendre. C’est dommage, j’aurais tellement de choses à dire. Mais ce serait sans doute trop long pour un article.

Il y a peu, un ami m’a dit que j’influençais plus de gens que je ne pensais. Mais je ne vois pas trop en quoi je peux influencer. Je veux dire, j’écris sur un blog, oui, mais je ne suis pas une influenceuse. J’ai peu de visites, et si je cherche à faire passer un message, il n’y a que mes abonnés habituels qui le lisent, et je ne sais pas ce qu’ils en font. En quoi j’influence quiconque ? Je suis juste la fille qui n’a même pas de réponse à ses candidatures quand il y a 10 candidats. Si j’étais si influente que ça peut-être aurais-je pu acquérir les relations qu’il me manque pour trouver un travail stable dans de bonnes conditions.

Je suis aussi inquiète, car je n’ai toujours pas reçu de convocation de la MDPH alors que mes droits expirent en avril. C’est quelque chose qu’un consultant en recrutement m’a fait remarquer en me disant qu’il fallait que je fasse renouveler rapidement. Bah oui mais je l’ai envoyé mon dossier, j’ai juste aucune réponse… non pas que je sois pressée de revoir l’autre connard (oui oui je l’ai dit) de médecin-conseil, mais en attendant déjà qu’avec une RQTH je peine à faire valoir mes droits, alors sans…

Mon homme a pété un câble à son boulot. Alors que j’avais donné satisfaction lors de mon dernier contrat court dans sa boîte, on lui a dit que je ne serai pas embauchée parce que je suis une proche d’un autre salarié. Sauf que sa nouvelle sous-directrice, à peine arrivée, imposait sa fille au rayon maquillage en virant sans remords une fille en alternance pour son BTS, et qu’un autre cadre du rayon fruits et légumes a fait passer sa compagne et son fils dans le magasin. Alors eux ont droit mais pas lui ? Deux poids, deux mesures…

Bref, voilà ma vie.

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Nicky Larson et le parfum de Cupidon : à voir absolument

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Je vous avoue que je suis allée voir ce film à reculons : il avait à mes yeux plusieurs tares :

La première, c’est que c’est un film français, et je fais partie de ces gens qui crachent systématiquement sur tout film français avant même de l’avoir vu, car j’ai été trop souvent déçue.

La deuxième, c’est qu’à l’époque où passait Nicky Larson je ne faisais pas vraiment partie du public visé et donc je n’étais pas fan.

La troisième, c’est que les adaptations de mangas et d’animes japonais sont généralement complètement ratées. Coucou Death Note et Dragon Ball Evolution.

Mais voilà, j’avais besoin de sortir, de me changer les idées, alors j’y suis allée.

Et là j’ai changé radicalement d’avis sur la série ET sur les films français. Ce film est juste une tuerie.

Nous n’étions pas nombreux dans la salle, mais tout du long du film, l’ambiance était top, tout le monde rigolait de partout (dont un qui a dû se pisser dessus tant il était mort de rire), les femmes comme les hommes. C’est une précision à faire parce que bon, Nicky Larson, à la base, ça vise surtout ces messieurs.

L’humour avait surtout l’avantage de ne pas être forcé : il s’intégrait parfaitement au film. Il est important de le dire parce que bien souvent, dans les comédies, les gags tombent comme un cheveu sur la soupe, avec des mimiques grossières. Là, non, absolument pas. C’est fluide. Tu as à peine le temps de te remettre de ton fou rire que déjà un autre arrive, et tu n’as aucune impression de lourdeur.

Les acteurs sont aussi très ressemblants aux personnages de l’anime. Et ce, sans que les coiffures paraissent exagérées. C’est juste nickel. Mention spéciale pour l’actrice de Laura qui est parfaite.

La franchise originale est respectée à la perfection, que ce soit dans le caractère des personnage, leur physique, ou le type de gag.

On a des références au Club Dorothée (qui fait même un caméo) et à la pop culture de partout : Dragon Ball, Saint Seiya, Olive et Tom, etc. Et pour couronner le tout, la voix française de Nicky Larson nous fait aussi un caméo ! Cerise sur le gâteau, le chanteur du générique est carrément présent dans le film pour chanter (la scène est classe) !

Il y a cependant quelque chose à préciser, au vu des critiques négatives, surtout sur twitter : Nicky Larson, c’est une série des années 80/90. L’humour était, à l’époque, beaucoup plus permissif qu’aujourd’hui et donc forcément, si on veut respecter l’œuvre, on se retrouve avec des blagues ou des gags qui aujourd’hui ne passent plus aussi crème que par le passé.

Si vous êtes du genre à lever le doigt avec un air sévère pour faire la morale à quiconque balance une blague borderline, n’allez pas voir ce film. C’est un film qui a été fait pour les nostalgiques de l’époque et pour les gens qui ont encore l’esprit ouvert niveau humour. Ce n’est ni pour les coincés, ni pour les Jean-Michel Morale.

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Un tweet du Chef Otaku qui résume bien la polémique

Desproges a eu beau dire qu’on ne rigole pas de tout avec tout le monde, moi je fais partie de cette insupportable catégorie de personnes qui est ultra bon public, prête à rire de tout, même de ce qui la concerne.

Et pour moi, Nicky Larson, c’est un excellent film pour se remonter le moral, pour se créer une petite bulle hors du temps pendant laquelle on ne pensera à rien d’autre qu’à se bidonner allègrement sans se préoccuper de froisser quiconque. On aura beau dire, mais si, on peut encore rire en 2019, et même apprécier une bonne comédie.

(Et puis Mammouth et son SIF, je ne m’en remets pas)

Se décider… mais à faire quoi ?

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J’ai eu hier une discussion avec ma mère, qui me proposait de me payer une formation. Mais attention, une « vraie » formation, cette fois.

Mine de rien, ça m’a mis un coup au moral car cette simple phrase résume tout : ma formation en naturopathie n’est pas considérée comme une vraie formation, et surtout pour le moment elle n’a absolument rien donné niveau résultats, et ce malgré l’envoi massif de candidatures spontanées, que ce soit par mail ou en papier (je me suis payé une semaine de Navigo juste pour aller déposer mes CVs en personne !).

Je me suis pourtant fait un planning d’écriture pour le blog histoire de reprendre les publications régulières mais soyons francs : si ça décolle un jour, ce ne sera jamais extraordinaire au point d’en vivre, il faut garder les pieds sur terre. Ce sera juste du plaisir de transmettre.

J’ai regardé les formations, mais j’avoue que je suis perdue. Perdue parce qu’après avoir fait l’inventaire de ce qui recrute via divers sites de recherche, je me rends compte qu’il n’y a rien qui me plaît dans le lot. Mais vraiment rien. Et dans le cas de la comptabilité, je sais qu’il y a même peu de chances pour que j’y arrive tant je ne suis pas faite pour le calcul. Sans parler du fait que si je veux une formation diplômante (nous sommes en France après tout) c’est souvent une reprise d’au moins deux ans.

Il y a aussi les préparations aux concours de la fonction publique, qui peuvent déboucher sur des métiers plaisants mais si j’ai bien compris, je ne choisirai pas forcément mon lieu d’affectation. Et il suffit que je tombe sur une ville qui ne plaît pas à mon homme, et il fera sa mauvaise tête en refusant de me suivre. Il me l’a lui-même confirmé. C’est un peu le serpent qui se mord la queue à ce niveau : il veut que je trouve du taf, mais il me met aussi des bâtons dans les roues, parfois… il y a des moments où je me demande si ça ne lui plaît pas un peu sur les bords, le fait d’être celui qui a l’avantage dans notre couple.

Du coup, je suis un peu mitigée sur le fait de reprendre encore une formation. Déjà, parce que le trou dans mon CV se creuse de plus en plus et même avec un nouveau diplôme, ça reste mal vu. Pour beaucoup de monde, le Président a raison lorsqu’il dit qu’on peut trouver du travail en traversant la rue. C’est évidemment faux mais tant de gens sont persuadés que leur cas est une généralité…

Un concours, ça me conviendrait mieux au niveau du temps puisque ça ne m’immobilisera pas plusieurs années. Mais il y a aussi des contraintes, et que faire si j’y arrive mais que mon homme refuse de me suivre ? On me souffle dans l’oreillette que pour les concours de la FPT je peux choisir, mais sinon il faut être dans le haut du panier. C’est délicat…

J’ai un peu de mal à savoir vers quoi me tourner. Je ne me met pas la pression dans la mesure où je sais que ce n’est pas ma faute si j’ai autant de mal, je suis dans un cercle vicieux, mais ça me pèse quand même. Ne serait-ce que financièrement, j’ai envie de pouvoir me payer un truc à 30 balles sans me dire que ce n’est pas raisonnable. J’en ai marre de mettre autant les soucis d’argent au centre de ma vie mais en attendant c’est lourd. J’ai même postulé au Burger King, c’est dire. Je ne sais plus quoi faire.

[Série] You, un nouveau Dexter ?

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La série You, disponible sur Netflix depuis fin décembre, est inspirée du livre Parfaite, de Caroline Kepnes. Je n’ai pas encore pu me procurer le livre pour faire une réelle comparaison, mais de ce que je vois ici et là, s’il y a des différences entre les deux supports, la saison 1 semble fidèle dans les grandes lignes.

Synopsis :

Joe, le gérant d’une librairie new-yorkaise, devient obsédé par Beck, une jeune aspirante écrivaine qui partage sa passion pour les livres et pour la poésie. Persuadé qu’ils sont faits l’un pour l’autre, il va alors se servir des réseaux sociaux pour nourrir son obsession, savoir en permanence où elle se trouve et ce qu’elle fait, et tenter de faire tomber tous les obstacles qui pourraient se dresser en travers du chemin de leur possible romance. Quitte à commettre des actes totalement fous…

Comment décrire cette série ? Dérangeante serait le premier mot qui me vient à l’esprit. Pourquoi ? Tout simplement parce que Joe, le personnage principal, est tellement bien interprété et surtout ses analyses sur la personnalité des autres sont tellement justes qu’il est difficile de ne pas s’y attacher. Mais le problème, c’est que Joe… est un psychopathe, un stalker et un harceleur. Son cynisme décapant est la touche d’humour grinçant de la série, et à chaque fois qu’il doute de Beck, on commence par se dire qu’il est paranoïaque alors qu’à chaque fois, il a raison. Et du coup, vous, derrière votre écran, êtes partagés entre l’horreur du caractère du personnage et l’envie de lui trouver des excuses, avant de reprendre vos esprits et de vous dire « non, on ne peut pas trouver des excuses à quelqu’un qui va si loin. Mais quand même. Un peu. ». On arrive même à lui trouver un côté humain dans sa ténacité à sauver son petit voisin de son milieu violent et toxique. L’ambivalence de ce personnage réside dans ses deux côtés : c’est à la fois un chevalier blanc et un chevalier noir. Il est difficile de le catégoriser mauvais sans réfléchir. Il a tous les avantages d’un personnage gris : il n’est pas manichéen. Il est fou. Il est humain.

Histoire de rajouter un petit côté malaisant, le personnage de Beck, lui, est insupportable au possible. C’est une pimbêche, le genre de fille attirée par les paillettes et la richesse, qui veut se faire un nom mais qui ne fait rien pour. Elle est oisive, essaie de se faire bien voir mais sa personnalité est aussi creuse que sa future tombe. J’ai passé toute la série à me demander ce que Joe lui trouvait pour s’accrocher autant et aller si loin pour elle, parce qu’à part son joli minois, Beck n’a juste strictement rien d’attirant. Elle n’est même pas foutue d’être fidèle. Elle n’a aucune personnalité. Elle ne sait pas dire non, s’entoure de personnes toxiques et se laisse bouffer, et n’écoute jamais la voix de la raison pour ensuite revenir la queue entre les jambes. Plusieurs fois. Elle ne retient jamais la leçon. Elle se résume elle même dans la série : elle est paumée. C’est une pauvre fille. Mais attention, une pauvre fille jolie.

Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est la mise en avant des dérives des réseaux sociaux : si Joe parvient si facilement à stalker Beck, c’est parce que tous ses comptes sont publics et qu’elle passe son temps à y raconter sa vie, chaque minute, sans désactiver une quelconque géolocalisation. Elle perd son téléphone, mais lorsqu’elle en rachète un nouveau elle ne pense pas à débrancher l’ancien du cloud et donc tous ses messages sont traçables… les réseaux sociaux permettent de suivre les gens à la trace. Surtout ce genre de fille qui s’expose complètement. La preuve : lorsqu’elle désactive ses comptes, Joe devient à moitié fou car il ne sait plus ce qu’elle fait en temps réel. Il ne peut plus la tracer, magie ! Beaucoup de personnalités publiques ont des stalkers car il est facile de les suivre et de savoir où elles sont. C’est fait exprès, mais ça encourage aussi ce genre de malades, obsédés, attirés, qui ne savent pas faire la différence entre personnalité virtuelle et personne réelle.

Grâce au côté chevalier blanc de Joe, on peut aussi se faire une idée de ce qui se passe dans la tête d’une femme battue et des conséquences sur les enfants concernés. Joe offre un échappatoire au petit Paco grâce à la lecture, mais ce n’est pas suffisant… qu’est-ce qui peut pousser une femme battue à ouvrir à chaque fois la porte à son bourreau ? Il est facile de juger, et pourtant, on finit par comprendre. Tout n’est pas noir ou blanc, et parfois il n’y a pas de solution.

Comme dit si bien Mr Mooney, le mentor de Joe : Some people deserve to die. Et la série passe son temps à nous interroger sur cette question : le méritaient-ils ? Chaque victime n’était pas toute blanche. Et si, parfois, il n’y avait pas d’autre solution ?

Les états d’esprit du vendredi #23

Je n’en avais pas fait depuis un certain temps, mais du coup je m’y remet cette semaine. Les états d’esprit du vendredi par toujours les mêmes, Zenopia et ThePostman.

Début : 10h54

Fatigue : ça peut aller, comme mon homme est en vacances je n’ai pas mes nuits interrompues à 4h.

Humeur : un peu maussade.

Estomac : rien pour le moment, quand je dis que je ne suis pas du matin, ça inclut une incapacité à manger avant un certain temps xD

Condition physique : je suis actuellement un croisement entre un phoque et une bestiole en hibernation.

Esprit : fourmille d’idées mais a du mal à savoir comment les mettre en place.

Boulot : rien à l’horizon en dehors de l’habituel spam d’arnaques.

Culture : en ce moment je suis surtout en train de lire des livres concernant la naturopathie et… la sorcellerie 😉

Penser à : tout et rien à la fois

Avis perso :  ¡No pasarán!

Loulou -chat- : va mieux mais souffre du froid. Malheureusement avec un appartement si mal isolé même en chauffant on ne peut pas faire grand chose.

Message perso : Merci pour le petit mot et le dessous de verre ❤ il est dans ma bibliothèque, trop peur de l’abîmer avec ma maladresse légendaire u_u

Amitiés :

Love : Il m’a acheté un livre 😀

Sorties :

Essentiel : Se reprendre en main quand il fera un peu plus chaud hein

Courses : Faut vraiment que je me trouve un bon spot à fruits et légumes

Envie de : Que tout aille bien, pour une fois

Musique :

Photo : 

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Fin : 11h03

Les crowdfundings de janvier : enfants surdoués, femmes SDF et messages pour vos proches

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Je vous avoue qu’en décembre et en ce début d’année, j’ai vu passer quelques financements participatifs mais peu m’ont réellement marquée ou donné envie d’en parler.

Cependant, j’en ai retenu trois qui, s’ils se finissent bientôt, méritent de voir leurs actions mises en avant : après tout, rien ne vous empêche de ne pas vouloir participer pour le moment mais de vouloir malgré tout suivre les actions des personnes concernées. Il reste donc important d’en parler.

Ensemble pour les enfants précoces : 

Ce projet ne pouvait que me parler, étant donné que j’étais une enfant précoce qui n’a jamais pu bénéficier de structure adaptée, comme beaucoup.

A mon époque, si les structures pour enfants en difficulté ne manquaient pas, celles pour enfants surdoués & co étaient quasiment inexistantes. Je suis donc restée dans le circuit normal, avec tout ce que ça implique, notamment se faire tirer vers le bas.

L’association Enfants Précoces Info agit depuis 2002 afin de travailler à une meilleure reconnaissance des enfants surdoués et de soutenir les familles dans leurs difficultés.

Le projet, quand à lui, concerne l’envoi de plaquettes informatives aux établissements pour mieux les accompagner dans la gestion des enfants précoces, afin d’aider à leur intégration et à leur bien-être. Ce sont des plaquettes qui non seulement permettent d’identifier les dits enfants mais qui proposent des solutions, car en parler c’est bien, mais agir, c’est mieux !

N’oublions pas que les enfants précoces sont hélas très souvent victimes de harcèlement et mis à l’écart par leurs camarades. Si un projet peut permettre d’endiguer une partie du problème, alors c’est bon à prendre !

Lien du projet sur Ulule : ici 

Soutenez la Cité des Dames : 

La Cité des Dames, c’est quoi ? C’est un projet que je suis depuis un certain temps et qui concerne les femmes sans-abri.

On en voit peu dans les rues, car elles sont beaucoup plus vulnérables que les hommes, et particulièrement exposées aux viols et aux agressions. Elles se déplacent énormément pour être moins repérables et donc échappent aux maraudes solidaires.

De plus, toutes les structures n’accueillent pas les femmes car elles ne sont pas adaptées à la mixité : en effet, c’est un peu comme servir des victimes sur un plateau aux hommes…

Le projet de la Cité des Dames consiste donc à accueillir exclusivement ces femmes si vulnérables, 7j/7 et 24h/24. C’est une structure qui propose également un accompagnement social, médical et psychologique, afin de ne pas seulement se cantonner à un abri. De plus, les femmes peuvent bénéficier d’actions remobilisantes comme du sport ou des formations.

Il faut savoir également que comme c’est une association qui a mis en place ce projet, tout don permet de bénéficier d’une exonération fiscale : ainsi, un don de 30 euros ne vous coûte que 7.5 euros. Si, bien sûr, vous payez des impôts.

Lien du projet sur Ulule : ici

Timess@ge, les messages dans le temps :

On ne sait jamais de quoi demain sera fait. Il est difficile, et souvent douloureux et déprimant d’imaginer sa propre mort et ses conséquences. On se dit que l’on aurait aimé avouer tel ou tel secret, dire telle ou telle chose à ses proches.

Il n’est pas toujours facile de tout dire de son vivant. Certaines choses nous pèsent. Ou alors, nos proches ne sont pas prêts à entendre ces choses.

Timess@ge, c’est un projet qui m’a séduite car il permet justement de laisser un message à ses proches. Vous pouvez tout leur dire, leur laisser un objet, une photo, leur faire vos adieux et même les soutenir dans cette épreuve. Vous pouvez aussi leur dire merci, tout simplement. Ainsi, vous pourrez partir en paix, sans cette peur d’avoir encore des choses à dire alors qu’il est trop tard.

Votre message, conservé en toute sécurité aussi longtemps que nécessaire, sera transmis confidentiellement à son destinataire quelques jours après vos obsèques ou à toute date future de votre choix, et ce sans limite supérieure. Il peut revêtir toute forme, contenir tout type d’annexe et être actualisé par vos soins aussi souvent que vous le désirez. Il sera transmis dans des enveloppes de grande qualité, scellées de cire à l’ancienne afin de garantir son intégrité et son authenticité.

Dit comme ça ce n’est pas forcément très positif, de parler de mort, mais que ce soit dans la fiction ou dans la réalité, le moment venu, la grande majorité d’entre nous a des regrets. C’est l’occasion de ne plus en avoir.

Pour plus d’informations, le lien du projet sur KissKissBankBank : ici

Vœux 2019 : emploi, crowdfunding et tricot

2019

Chaque année c’est pareil, je me dis que ça ne sert à rien de prendre des résolutions, car c’est le genre de chose que l’on peut faire toute l’année (il n’est jamais trop tard), mais je ne peux pas m’empêcher de faire des vœux, de souhaiter que les choses changent. J’imagine que c’est humain.

J’aimerais aussi voir les gens que je lis évoluer dans le bon sens, trouver enfin leur bonheur, ou ce qui s’en rapproche le plus. S’épanouir. Vivre.

Que traverser la rue me soit profitable

Bien évidemment, mon vœu principal est d’enfin trouver un emploi. Un emploi durable, bien entendu. C’est assez mal parti quand je vois à quel point j’ai eu peu de réponses l’année dernière et que le nombre d’offres intéressantes se réduit comme peau de chagrin. Mais on peut espérer.

Une chose est sûre, je vais continuer sur ma lancée en ce qui concerne mon handicap : si mes employeurs potentiels ne sont pas fichus de le respecter et rechignent au moindre aménagement, ce sera next. Il est hors de question que je me ruine la santé à subir des conditions de travail inacceptables. Je sais qu’à l’heure actuelle, beaucoup de travailleurs subissent justement des conditions de travail inacceptables, mais ce n’est pas parce que certains souffrent que tout le monde doit souffrir. Je continuerai à me faire respecter. Vous voulez les sousous qui accompagnent l’embauche d’une personne handicapée ? Alors vous aménagerez correctement le poste, et point barre ! Essayer de négocier un aménagement, c’est déjà ne pas respecter la personne.

Partir enfin de la région parisienne

Mon deuxième souhait est lié au premier. En 2018 j’ai commencé à postuler en province, mais je n’ai pas vraiment eu de succès.

Malheureusement je ne peux pas me déplacer en claquant des doigts et ça ne convient pas au peu d’employeurs qui m’ont contactée. J’ai besoin d’un minimum de garanties pour bouger, je n’irai pas enfiler les kilomètres et casser mon épargne pour un entretien collectif impersonnel à l’autre bout de la France.

Cependant j’ai vraiment envie de me barrer d’ici. Tout est cher, c’est pollué, et malgré l’immense offre culturelle qui pourrait me tenir occupée, je ne peux pas en profiter puisque se déplacer est hors de prix. Je préfère une ville calme et avec peu d’activités mais accessible que la région parisienne.

Sans parler du logement, en province pour notre loyer actuel on pourrait vivre dans 80m²… dépendant de la ville de province évidemment.

Je continue de postuler ailleurs, mais sachant que les 9/10 des recruteurs ne lisent pas les lettres de motivation, ils ne voient que mon adresse parisienne et ne donnent pas suite. Donc forcément, dans ces conditions, ça ne passe pas. Ou alors, ils me contactent mais veulent que je vienne sur place pour un entretien sans même chercher à savoir si je conviens ou non au poste.

Faire quelque chose de mes dix doigts

Je me plains souvent que je n’ai aucun talent manuel ou artistique. Et c’est vrai. Même en cuisine, je ne suis pas fichue de réussir la plupart de mes plats.

Je suis ultra-mauvaise en dessin, je suis une piètre peintre, je ne sais rien faire. Je suis une intellectuelle, pas une manuelle.

Mais je ne fais pas grand chose pour apprendre non plus.

Je voulais déjà tester quelques petites choses en 2018 mais je n’en ai pas vraiment eu les moyens ni la motivation. Ces derniers jours, je me suis mis un coup de pied au popotin et j’ai cherché sur internet diverses méthodes pour débuter le tricot et la couture ! C’est utile dans ma démarche de réduction des déchets (ne serait-ce que pour tricoter des tawashis) et j’ai toujours voulu apprendre.

La plupart des kits débutant sur internet sont hors de prix, mais j’ai réussi à en trouver des raisonnables, qui en plus me donnent accès à une communauté de bon conseil. Si j’y arrive je pourrai être auto-suffisante sur pas mal de points !

Continuer le financement participatif

J’ai découvert le principe du financement participatif en 2017, mais c’est vraiment en 2018 que je m’y suis intéressée et j’adore le principe.

On peut faire partie intégrante de grands projets solidaires, on peut aider de petites entreprises à se lancer ou pré-commander des jeux/objets exclusifs.

Je commence à faire ce que m’avait demandé l’une des personnes qui m’avait aidée à reprendre mes études : redistribuer ce que l’on m’a donné. Je le fais dans la mesure du raisonnable évidemment, mais je le fais.

Mine de rien ça fait un bien fou de se sentir utile à quelqu’un.

Lancer pour de bon mon blog de naturopathie

Ma santé et le manque de documentation fiable n’ayant pas aidé, je ne m’y suis pas mise à fond, mais grâce à quelques sous glanés j’ai pu commander des livres et je vais donc pouvoir écrire.

En plus il me reste quelques livres « précieux » à vendre pour financer tout ça. Je n’en garderai qu’un, celui qui a une valeur sentimentale.

Bref, pas mal de projets, il ne reste plus qu’à mettre un coup de collier ! J’ai à la fois besoin de chance et de motivation. L’un ne va pas sans l’autre.

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La manière dont je m’imagine débarquer en 2019